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Etamage
électrolytique surfondu (brillanté par fusion) sur
bande métallique à
base de cuivre |
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Introduction
Présentation
générale
Principales
caractéristiques des procédés PEM
Tableaux |
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Introduction
:
Les dépôts d'étain sont principalement destinés à protéger le métal
de base contre la corrosion, à faciliter les opérations de brasage,
à améliorer les forces d'insertion et d'extraction des connecteurs
ou encore à améliorer la qualité de contact aux jonctions électriques.
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Présentation
générale :
Etamage
électrolytique surfondu sur cuivre et alliages cuivre
Ce type de procédé, appliqué " en continu ", consiste
à soumettre les bandes à différentes opérations de traitement de
surface dans une installation, qu'elles traversent de part en part,
à partir d'un système dérouleur et généralement, jusqu'à un système
enrouleur.
Certaines de ces opérations peuvent être chimiques ou thermiques
(dégraissage, décapage, finition, etc ...), mais le dépôt d'étain
ou d'alliage d'étain est obtenu par électrolyse à la cathode.
L'étain est le plus souvent appliqué directement sur la bande. Dans
certaines conditions d'utilisation cependant (température supérieure
à 120° C par exemple), les phénomènes de diffusion intermétallique
qui se produisent sont néfastes (décollement, altération de la soudabilité,
etc ...) ; il est alors recommandé d'interposer une sous-couche
appropriée entre le métal de base et le dépôt final. Cette sous-couche
est elle-même obtenue par électrolyse.
L'épaisseur du dépôt dépend, pour l'essentiel, de l'intensité de
l'électrolyse et de la vitesse de passage de la bande dans l'installation
de traitement (pour une "longueur d'électrolyse" déterminée).
Le contrôle de ces paramètres permet de réguler l'épaisseur avec
une précision de l'ordre de quelques dixièmes de micromètre.
Des technologies appropriées permettent d'obtenir, si nécessaire,
des épaisseurs différentes sur chaque face et/ou un dépôt partiel.
Les bandes peuvent être étamées en grande largeur et refendues à
la dimension désirée par l'utilisateur. Dans ce cas, les chants
ne sont pas revêtus sur le produit final.
La surfusion (brillantage par fusion) est elle-même réalisée "
en continu ", à la suite des traitements chimiques et électrolytiques.
Elle est obtenue en chauffant la bande préalablement revêtue d'un
dépôt électrolytique mat, au dessus du point de fusion de celui-ci,
puis en la refroidissant avant tout contact avec un élément de l'installation
(guidage, renvoi, etc...). Le dépôt reste brillant après refroidissement.
Le temps pendant lequel s'opère la surfusion est généralement court
: quelques fractions de secondes à quelques secondes, durant lesquelles
se produisent néanmoins des phénomènes de diffusion entre l'étain
et le matériau de base, renforçant ainsi l'adhérence de l'un sur
l'autre.
Toutefois, la qualité de la préparation de surface avant étamage
(dégraissage, décapage, etc...) reste primordiale pour éviter des
défauts généralement considérés comme redhibitoires, tels que cloques
ou démouillage (phénomène de retrait partiel ou total du dépôt observé
sur la surface traitée).
Lors de cette opération, la température de la bande atteint des
valeurs proches de celles du dépôt en fusion ; soit environ 250°
C.
Dans la pratique, le brillantage par fusion sur bande ne s'applique
pas pour des dépôts supérieurs à 5 µ.
Application
sur bande laiton
Dans le cas du laiton, la présence de Zn entraîne, en raison de
la diffusion de ce métal vers la surface du dépôt, trois conséquences
néfastes :
perte
de brasabilité,
altération
de l'aspect,
dégradation
de la qualité de contact.
Ce phénomène, perceptible à froid en quelques mois, est accéléré
avec l'accroissement de la température de service. L'interposition
d'une sous-couche, capable de jouer le rôle de barrière de diffusion,
évite ou diffère considérablement cette évolution. |
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Principales
caractéristiques des procédés PEM :
Epaisseur
de la sous-couche
Elle est couramment de 0.5 à 1 µm.
Epaisseur du dépôt d'étain (étain pur)
Elle est en relation avec les conditions d'utilisation.
0.8 - 1.5 µm Favorable au glissement, force d'insertion faible.
1 - 3 µm Tenue de la brasabilité dans le temps. Grippages
possibles au delà de 2 µm.
3 - 5 µm Uniquement préconisé pour les connexions statiques
(surface de contact majorée grâce à la ductilité du dépôt ; effet
d'étanchéité sur la zone de contact grâce à l'emboutissage du dépôt).
Surfusion
(brillantage par fusion)
Elle est obtenue par chauffage de la bande revêtue. Deux techniques
sont utilisées :
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par
rayonnement dans un four à passage (gaz ou électrique), |
par
induction électromagnétique (la bande passe entre deux inducteurs
dont le champ engendre des courants de FOUCAULT). |
Ce dernier procédé permet un contrôle précis des paramètres
température de fusion / temps.
Dans les deux cas, l'opération est réalisée en atmosphère normale.
Le tableau 1
présente, de façon résumée, les processus mis en jeu dans le cas
d'un revêtement d'étain surfondu sur laiton.
Le tableau 2
présente les performances des revêtements d'étain surfondu appliqués
sur laiton par les procédés PEM.
La surfusion permet, du fait de la sous-couche , la formation de
composés intermétalliques stables. Ces derniers assurent une bonne
conservation de la brasabilité et de l'adhérence lors du vieillissement
du métal revêtu.
Abrasabilité
des dépôts
La nature et la composition des bains d'étamage, ainsi que les conditions
opératoires de la surfusion interviennent sur la formation de composés
abrasifs (oxydes notamment) à la surface du revêtement. Ces composés
peuvent entraîner une usure anormale des outils de découpe. Les
paramètres en cause sont tenus sous surveillance pour que l'épaisseur
de cette couche ne dépasse pas quelques nanomètres. La mesure est
obtenue à partir d'une méthode potentiométrique.
Effet
thermique de la surfusion sur le métal de base
L'état métallurgique des bandes à base cuivre peut être altéré par
l'opération de surfusion : perte de dureté et d'élasticité.
C'est le cas du cuivre pur ou peu allié et des laitons. Le bronze
y est peu sensible.
Cet effet de recuit dépend des facteurs température et temps. Les
procédés de surfusion, type " induction ", dont le paramètre
température est bien maîtrisé et la variation de température de
la zone traitée rapide, sont nécessairement à utiliser, lorsque
un tel effet doit être maintenu à un faible niveau.
Celui-ci est contrôlé de façon pratique, par mesure de la dureté
du matériau de base, avant et après traitement. Sur les bandes minces,
l'utilisation d'un micro-duromètre est indispensable ; la mesure
peut ainsi être effectuée sur la face de la bande (à condition,
après traitement, d'éliminer totalement le revêtement sous peine
de fausser le résultat qui peut, dans le cas des laitons, se trouver
majoré en raison de la formation, à la surfusion, de composés intermétalliques
durs). |
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Tableaux
:
Processus
mis en jeu dans le cas d'un revêtement d'étain surfondu sur laiton
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| Revêtement
|
Rôle
|
Effet |
Applications |
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Sous
couche |
Barrière
de diffusion |
Modification
de la vitesse de croissance des composés intermétalliques.
Différer la diffusion du Zn dans la couche finale. |
Vieillissement
retardé
Conserver
la brasabilité lors d'un vieillissement à haute température |
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| Sn
Pur |
Protection
contre la corrosion (oxydation)
Brasabilité |
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Faible
évolution de l'étain pur au vieillissement |
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| Fusion
|
Fusion
à température contrôlée |
Création
de composés intermétalliques stables (recristallisation de
l'étain) |
Meilleure
tenue en vieillissement :
- à l'oxydation superficielle,
- de la brasabilité,
- de l'apparition du clivage* |
* Clivage : décollement du revêtement par rupture de couches
intermétalliques fragiles formées à l'interface métal de base-revêtement
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| Performances
de revêtements d'étain surfondu (avec sous-couche dans le cas du
laiton) |
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Vieillissement à
155°C * |
Vieillissement
à 200°C * |
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| Ep
Cu |
Ep
Sn |
Glissement
Force d'insertion |
Brasabilité |
Coloration
(Oxydation) |
Clivage |
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| 0.5
- 1 µm |
0.8
- 1.5 µm |
Bon |
16
h |
|
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| 0.5
- 1 µm |
1
- 3 µm |
Grippage
possible |
48 h |
500
h |
>
500 h |
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| 0.5
- 1 µm |
3
- 5 µm |
Mauvais
|
48 h |
500
h |
>
500 h |
* Les essais
en chaleur sèche 155° C et 200° C sont réalisés suivant la norme
NFC 20720 ou IEC 68. |
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SOFIPEM,
Siaugues St Romain 43300 SIAUGUES STE MARIE
Tél : 04.71.74.21.09 - Fax : 04.71.74.26.57
- Email : contact@sofipem.com
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